Le contrôle technique des deux-roues motorisés, entré en vigueur le 15 avril 2024, concerne tous les véhicules de catégorie L du Code de la route. Pour déterminer si votre moto, scooter ou quad est visé, et surtout à quelle échéance, c’est votre carte grise qui détient la réponse, à travers quelques cases précises.
Catégorie L sur la carte grise : le critère qui déclenche l’obligation
Le contrôle technique ne s’applique pas en fonction du type de permis détenu ni de la puissance du moteur. Le critère déterminant est la catégorie L inscrite sur le certificat d’immatriculation, visible à la rubrique J du document.
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Cette catégorie regroupe l’ensemble des véhicules motorisés à deux ou trois roues ainsi que les quadricycles à moteur. Concrètement, sont inclus :
- Les cyclomoteurs (catégorie L1e), dont la vitesse maximale ne dépasse pas 45 km/h et la cylindrée est limitée à 50 cm³ pour les moteurs à combustion
- Les motocyclettes de toutes cylindrées (catégorie L3e et L4e pour les side-cars), qu’elles soient thermiques ou électriques
- Les tricycles à moteur (catégorie L5e) et les scooters trois-roues (catégorie L2e)
- Les quadricycles légers, type voiturettes (catégorie L6e), et les quadricycles lourds incluant les quads routiers (catégorie L7e)
Si la case J de votre carte grise affiche une mention commençant par « L », votre véhicule est soumis au contrôle technique périodique.
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Case B de la carte grise : la date qui fixe votre échéance
Savoir que votre véhicule est concerné ne suffit pas. Le calendrier d’application a été échelonné par tranches d’âge, et c’est la date de première mise en circulation inscrite en case B de la carte grise qui détermine votre délai.
Le décret du 23 octobre 2023 a organisé un déploiement progressif à partir d’avril 2024. Les véhicules les plus anciens ont été appelés en premier, puis les tranches se sont resserrées jusqu’à couvrir l’ensemble du parc. Pour connaître votre échéance exacte, il faut donc croiser deux informations : la catégorie L (case J) et la date de première immatriculation (case B).
Lecture pratique du certificat d’immatriculation
La case B se trouve dans la partie supérieure gauche de la carte grise. Elle indique le jour, le mois et l’année de la première mise en circulation du véhicule. Un deux-roues immatriculé pour la première fois il y a plus de cinq ans a été parmi les premiers à devoir passer le contrôle.
Les véhicules plus récents disposent d’un délai plus long après leur première mise en circulation avant d’être soumis à la première visite. La logique est la même que pour les voitures : un véhicule neuf n’a pas besoin d’être contrôlé immédiatement.
Véhicules de collection catégorie L : une fréquence allégée
Si votre carte grise porte la mention « véhicule de collection », le contrôle technique reste obligatoire, mais selon un régime différent. La périodicité est allongée par rapport aux deux-roues standards, ce qui signifie que les visites sont plus espacées dans le temps.
Ce régime particulier découle de la transposition de la directive européenne 2014/45/UE pour les véhicules de catégorie L. La mention « véhicule de collection » doit figurer explicitement sur le certificat d’immatriculation pour bénéficier de cette fréquence allégée. Un deux-roues ancien qui n’a pas été enregistré comme véhicule de collection reste soumis au calendrier standard.
Dispenses et exemptions : motos de compétition et véhicules hors voie publique
Certains véhicules de catégorie L échappent au contrôle technique. Les véhicules utilisés exclusivement pour la compétition, portant la mention d’usage « compétition » sur le certificat d’immatriculation ou disposant d’une attestation fédérale, sont dispensés tant qu’ils ne circulent pas sur la voie publique en usage ordinaire.
Cette exemption couvre notamment les motos de piste, certains enduros et les motos de cross immatriculées uniquement pour des liaisons entre domicile et circuit. Le point de bascule est simple : dès que le véhicule circule sur route ouverte en dehors d’un trajet de liaison autorisé, l’obligation de contrôle technique s’applique.
Les motos d’enduro et de trial bénéficient également d’un traitement spécifique dans le cadre du déploiement progressif du contrôle technique.

Passer le contrôle technique sans carte grise : la fiche d’identification
Une situation fréquente mérite d’être clarifiée. Si vous ne disposez pas de votre carte grise (perte, vol, démarche en cours), le contrôle technique reste réalisable. Il faut pour cela obtenir une fiche d’identification du véhicule (FIV) auprès de l’ANTS.
Ce document récapitule les caractéristiques techniques du véhicule et permet d’accomplir la démarche de contrôle. La demande se fait en ligne via votre compte ANTS, en sélectionnant « Obtenir une fiche d’identification du véhicule » depuis la rubrique Immatriculation.
Attention : la FIV n’autorise pas la circulation sur la voie publique. Elle sert uniquement à débloquer le passage au centre de contrôle technique agréé.
Contrôle technique deux-roues et plaque d’immatriculation : preuve de validité
Contrairement aux voitures, l’espace disponible sur une carte grise de deux-roues est souvent saturé par les vignettes successives. La preuve de validité du contrôle technique repose sur le procès-verbal remis à l’issue de la visite, qui doit être conservé avec le certificat d’immatriculation.
En cas de vente, un contrôle technique valide est requis pour finaliser la cession. Le vendeur doit présenter un procès-verbal favorable datant de moins de six mois au moment de la transaction, comme c’est le cas pour les véhicules légers.
Pour vérifier rapidement si votre deux-roues est concerné, trois étapes suffisent : localiser la case J pour confirmer la catégorie L, lire la case B pour la date de première mise en circulation, et vérifier l’absence de mention « compétition » ou « collection » qui modifierait le régime applicable. Ces trois informations, toutes présentes sur votre carte grise, déterminent à elles seules votre situation face au contrôle technique.

